Knanaya : femme, référence phénotypique

Knanaya : érotisme

Communauté ethno-religieuse en Inde

Autres nomsKnananites

Langue

Malayalam (dravidien) ; syriaque, de rite oriental comme occidental, conservé dans la liturgie et dans les anciens chants de mariage (araméen, sémitique)

Religion

Christianisme: environ la moitié catholiques syro-malabars sous l'archéparchie de Kottayam, l'autre moitié syriaques orthodoxes sous l'archidiocèse jacobite knanaya de Chingavanam

À propos : Knanaya

Les Knanaya se définissent moins par leur lieu de résidence que par leur choix conjugal. Forte d'environ 300 000 personnes, cette communauté endogame fait partie de la population beaucoup plus nombreuse des chrétiens de Saint-Thomas du Kerala, et la règle est stricte : celui qui épouse hors du groupe en sort, de même que ses enfants. Presque tout ce qui les distingue par ailleurs, les chants, le récit d'origine, les églises séparées, découle de cette unique règle.

Ils se rattachent à un marchand connu sous le nom de Knai Thoma, Thomas de Cana, qui serait arrivé au port de Kodungallur au IVe siècle avec un évêque, des clercs et soixante-douze familles venues de Mésopotamie. Les nouveaux venus s'installèrent au sud de la ville et les chrétiens déjà présents au nord, raison pour laquelle les Knanaya sont appelés Sudistes, Tekkumbhagar, et tous les autres Nordistes. Des plaques de cuivre consignant les privilèges qu'un souverain local avait accordés à Knai Thoma étaient encore entre les mains de la communauté au XVIe siècle, puis disparurent, probablement emportées au Portugal, et l'on en débat depuis. Lorsque la Periyar inonda le port de Kodungallur en 1341 et le ruina, la communauté migra vers le sud et l'intérieur des terres ; son centre se situe depuis lors à Kottayam et Chingavanam.

Leur langue courante est le malayalam, comme celle de leurs voisins, et leur ancienne langue liturgique est le syriaque. Le serment de la Croix de Coonan, en 1653, scinda en deux les chrétiens de Saint-Thomas et, avec eux, les Knanaya ; la communauté se partage aujourd'hui entre l'archéparchie catholique syro-malabare de Kottayam et l'archidiocèse orthodoxe syriaque de Chingavanam. Les deux moitiés continuent de se marier librement entre elles. La confession est négociable ; la filiation ne l'est pas. Rome en tint compte en 1911 en érigeant Kottayam en diocèse défini par un peuple plutôt que par un territoire, avec une juridiction qui suit les catholiques knanaya partout où ils vont.

Les mariages conservent les éléments matériels les plus anciens. On compte une nuit de henné, une parure cérémonielle des mariés, une bénédiction solennelle demandée aux parents, et un corpus de chants nuptiaux transmis oralement et imprimés en 1910, certains dans un malayalam si ancien et si chargé de syriaque que les chanteurs ne suivent plus chaque vers. Plusieurs évoquent Jérusalem. Dans la diaspora, à Chicago, à Houston et dans le Golfe, la règle matrimoniale subit une pression plus forte que jamais, et la question de savoir qui fait encore partie de la communauté est parvenue devant les tribunaux civils. La communauté est assez petite pour que chacun de ses membres y occupe une place.

Groupes ethniques apparentés

Groupes partageant le pays d'origine, la région, la langue ou la tradition religieuse de ce groupe (Knanaya). Ce sont des candidats probables pour une référence phénotypique comparative.

Phénotypes typiques : Knanaya

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D'apparence malayalie, avec des teints allant du blé au brun foncé, des yeux sombres et des cheveux noirs, de raides à ondulés ; la carrure est généralement fine à moyenne. Les tenues anciennes sont la chatta et le mundu des chrétiens saint-thomasiens, un chemisier blanc uni et une étoffe blanche à la taille, rassemblée en un plissé en éventail dans le dos, aujourd'hui portés principalement par les femmes âgées et lors d'occasions patrimoniales, les hommes portant un mundu blanc et une chemise. La tenue de mariage conserve davantage : ornements d'oreilles et de cou en or, une étoffe nuptiale offerte par la famille du marié et un pendentif suspendu à un cordon de sept fils tirés de cette étoffe. Pour le reste, la tenue quotidienne est ordinaire, urbaine, indienne et occidentale.

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Questions fréquentes : Knanaya

Quelle langue parle ce groupe (Knanaya) ?

Knanaya : langue principalement parlée : Malayalam (dravidien) ; syriaque, de rite oriental comme occidental, conservé dans la liturgie et dans les anciens chants de mariage (araméen, sémitique).

Quelle religion pratique ce groupe (Knanaya) ?

Knanaya : religion prédominante : Christianisme: environ la moitié catholiques syro-malabars sous l'archéparchie de Kottayam, l'autre moitié syriaques orthodoxes sous l'archidiocèse jacobite knanaya de Chingavanam.