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Bataks : érotisme
Austronésien / Sumatra du Nord-Ouest et îles Barrier / batak
Fait partie de la famille de langues : langues austronésiennes
Christianisme / protestantisme
À propos : Bataks
Les Batak ne forment pas un seul peuple au sens strict : ce sont un ensemble de peuples apparentés autour du lac Toba, dans les hautes terres du nord de Sumatra, unis par la langue, la logique de la parenté et le sentiment commun d'être des habitants des hautes terres plutôt que des Malais côtiers. Les principales branches (Toba, Karo, Simalungun, Pakpak, Angkola et Mandailing, auxquelles s'ajoutent parfois Alas, Kluet et Singkil à la périphérie) parlent des langues batak apparentées mais mutuellement difficiles à comprendre, au sein de la famille austronésienne, et chacune conserve son propre dialecte, sa tradition d'écriture et son droit coutumier. Les observateurs extérieurs tendent à les réduire à une seule identité « Batak » ; en interne, les distinctions comptent énormément.
Le pays d'origine est un territoire volcanique. Le lac Toba occupe la caldeira d'une éruption supervolcanique survenue il y a environ 74,000 ans, et le plateau environnant (frais, parsemé de pins, agricole) a façonné une société restée relativement isolée des royaumes côtiers indianisés pendant des siècles. Cet isolement explique en partie pourquoi les Batak ont conservé une identité non musulmane pendant la longue islamisation des basses terres de Sumatra : lorsque les missionnaires allemands et néerlandais, en particulier la Mission rhénane sous la direction de Ludwig Nommensen, ont atteint l'intérieur des terres toba dans la seconde moitié du XIXe siècle, ils entraient dans une région qui avait résisté à la fois à la pression islamique d'Aceh au nord et à l'influence minangkabau au sud. Les conversions qui ont suivi furent rapides et lourdes de conséquences, et aujourd'hui la plupart des Batak toba, karo, simalungun et pakpak sont des chrétiens protestants, la Huria Kristen Batak Protestan étant l'une des plus grandes églises protestantes d'Asie. Les Mandailing et les Angkola, plus au sud et exposés plus tôt aux influences minangkabau et acehnaise, sont majoritairement musulmans, ce qui rappelle que « Batak » n'est pas une catégorie religieuse.
Ce qui organise la vie quotidienne dans l'ensemble des branches est le marga, le nom de clan patrilinéaire. Une personne batak porte son marga comme nom de famille, et les règles du dalihan na tolu (les « trois pierres du foyer » des donneurs de femmes, des preneurs de femmes et des frères de clan) régissent encore les mariages, les funérailles, l'héritage et la disposition des places lors de toute réunion importante. Les funérailles, en particulier, peuvent être des événements considérables, qui durent plusieurs jours, où le rang du défunt se mesure au nombre de buffles abattus et à la chorégraphie minutieuse des beaux-parents. Les Batak conservent aussi des traditions musicales distinctes, les ensembles gondang (avec leurs tambours accordés et leurs instruments à anche), ainsi qu'une cuisine fondée sur les poissons d'eau douce, le porc (dans les régions chrétiennes) et l'herbe piquante andaliman (un proche parent sumatranais du poivre de Sichuan, qui donne à la cuisine batak une chaleur citronnée et engourdissante sans équivalent ailleurs en Indonésie).
Présentation
Les Batak forment un peuple d'Indonésie de plus de six millions de personnes, établi surtout dans la province de Sumatra du Nord. Il se compose de plusieurs groupes et de clans, appelés marga, dont les membres se disent issus d'un ancêtre commun. Le mariage se fait en dehors du clan, la femme rejoignant celui de son mari, et le nom du marga s'ajoute au nom personnel à la manière d'un nom de famille. Les Toba vivent sur l'île de Samosir et autour. Les groupes singkil, alas et kluet, installés dans la province d'Aceh, partagent une partie de ces clans et des parlers voisins, mais ne se reconnaissent pas comme batak. Les langues batak appartiennent à la famille austronésienne et se répartissent en un ensemble du nord (dairi, karo, alas-kluet, simalungun) et un ensemble du sud (angkola, toba, mandailing).
Sur le plan historique, le port de Barus, sur la côte ouest de Sumatra, est le plus ancien connu de l'archipel. Il exportait du camphre et du benjoin venus sans doute de l'intérieur des terres batak, et l'on y a relevé la trace d'un évêché nestorien au VIIe siècle puis d'une ligue de marchands tamouls au XIe. Dans le sud, des temples attestent un culte shivaïte de Bhairava entre le Xe et le XIVe siècle. L'islam gagne le pays mandailing à la suite de la guerre des Padri. Malgré leur résistance, les Batak passent sous contrôle néerlandais en 1912, à la mort du roi Si Singamangaraja XII. Au XXe siècle, la majorité devient protestante, une minorité importante étant musulmane.
Groupes ethniques apparentés
Groupes partageant le pays d'origine, la région, la langue ou la tradition religieuse de ce groupe (Bataks). Ce sont des candidats probables pour une référence phénotypique comparative.
Répartition géographique : Bataks, populations présentes dans 1 pays
| Pays | Part |
|---|---|
| Indonésie | 3,6 % |
Phénotypes typiques : Bataks
Référence pour la génération par IA : cheveux, yeux, peau, structure du visage, morphologie
Le phénotype batak se présente comme une variante septentrionale distincte des traits d'Asie du Sud-Est, façonnée par un long isolement dans les hautes terres volcaniques autour du lac Toba. Les cheveux sont uniformément noirs à brun très foncé, majoritairement raides à légèrement ondulés, d'une texture fine à moyenne ; les cheveux épais et parfaitement raides dominent chez les habitants des hautes terres toba et karo, tandis que les lignées côtières mandailing et angkola présentent une ondulation un peu plus marquée. Le grisonnement précoce est assez courant et n'attire pas de remarque particulière dans la culture.
La couleur des yeux se situe entre le brun foncé et le noir presque complet. Le pli épicanthique est présent, mais généralement plus léger et plus variable que dans les populations d'Asie orientale continentale : de nombreux visages batak présentent un pli partiel ou une paupière simple nettement définie plutôt que profondément tombante, et une minorité notable possède une double paupière entièrement ouverte. La forme des yeux tend vers l'amande, implantés assez écartés.
La peau couvre les phototypes Fitzpatrick III à V, centrée sur une gamme olive chaud à brun clair aux sous-tons dorés ou cuivrés, plutôt que la teinte plus jaunâtre courante plus au nord en Asie. Les habitants des hautes terres toba et karo tendent vers des teintes plus claires ; les Mandailing et les Pakpak, qui vivent plus près des basses terres et de la côte ouest, tendent vers une nuance ou deux plus foncée et plus bronzée.
Sur le plan du visage, les Batak se reconnaissent à une ossature relativement forte selon les standards d'Asie du Sud-Est : pommettes larges, mâchoire carrée ou légèrement anguleuse bien définie, et nez à dos médian et ailes modérément larges, plus étroit et plus projeté que chez les Javanais typiques, mais moins que les profils d'Asie du Sud-Est continentale. Les lèvres sont moyennement pleines, souvent avec un arc de Cupidon bien marqué. Le footballeur Radja Nainggolan illustre le visage batak large et carré, dans sa forme la plus prononcée.
La morphologie est compacte et nerveuse, les hommes mesurant généralement 165-172 cm et les femmes 152-158 cm. La musculature est sèche et dense plutôt que volumineuse ; les sous-groupes des hautes terres (toba, karo, simalungun) se distinguent par une force du haut du corps supérieure à la moyenne par rapport à la carrure, ce qui se traduit par leur présence disproportionnée dans le football, le badminton et les arts martiaux indonésiens.
Profondeur des données
71/100Couverture des observations phénotypiques issues d'images · détermine la diversité de la génération par IA
- Taille de l'échantillon
- 40/40· 61 images
- Qualité des images
- 16/30· 33 % élevée
- Confiance
- 15/20· moyenne 0,72
- Diversité des sources
- 0/10· wikipedia
- ·Source Wikipedia uniquement, non représentative de la population
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Taxonomie structurée avec des échelles validées par les pairs · 22 catégories anatomiques
Personnalités : Bataks
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Questions fréquentes : Bataks
Dans quels pays vit ce groupe (Bataks) ?
Bataks : des populations sont documentées dans 1 pays : Indonésie.
Quelle langue parle ce groupe (Bataks) ?
Bataks : langue principalement parlée : Austronésien / Sumatra du Nord-Ouest et îles Barrier / batak.
Quelle religion pratique ce groupe (Bataks) ?
Bataks : religion prédominante : Christianisme / protestantisme.
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