Marrons de Jamaïque : érotisme
Groupe ethnique en Jamaïque
Autres nomsNègres marrons de Jamaïque
Patois jamaïcain (créole à lexique anglais) dans la vie quotidienne ; kromanti, registre cérémoniel à vocabulaire d'origine akan (Niger-Congo, Kwa), dans les rituels
Majoritairement chrétiens, surtout baptistes, anglicans et Revival Zion, aux côtés d'une pratique ancestrale kromanti qui se déroule en parallèle de la vie de l'Église plutôt qu'en son sein
Présentation
Les Marrons de la Jamaïque forment des communautés établies dans les régions montagneuses de l'intérieur de l'île, à partir de personnes qui ont échappé à l'esclavage. Les premières fuites datent sans doute de la période espagnole. Quand l'Angleterre conquiert l'île en 1655, des colons espagnols en déroute libèrent ou arment leurs esclaves, et plusieurs groupes autonomes refusent alors toute autorité européenne. Trois communautés indépendantes finissent par contrôler une large part de l'intérieur. Dans les années 1680, elles réunissent des personnes nées libres, des affranchis, des ladinos de langue et de culture espagnoles, ainsi que des fugitifs des plantations anglaises. Ces groupes, aux langues et aux parcours différents, ont fini par se fondre.
À partir de 1710, les Marrons multiplient les attaques contre les plantations voisines, ce qui débouche sur une guerre ouverte de 1729 à 1739. Le traité de 1739 et 1740 leur accorde des terres et une autonomie, à condition qu'ils renvoient les esclaves en fuite. Une seconde guerre éclate en 1795. Vaincus, 568 habitants de Trelawny Town sont déportés en 1796 vers la Nouvelle-Écosse, puis envoyés en 1800 à Freetown, au Sierra Leone, où ils bâtissent une église en 1820. Beaucoup rentrent en Jamaïque en 1841. Aujourd'hui, onze sites subsistent sur les terres concédées, dont Accompong, le plus important, où l'on commémore le traité chaque 6 janvier. L'héritage de Moore Town est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité depuis 2008.
Groupes ethniques apparentés
Groupes partageant le pays d'origine, la région, la langue ou la tradition religieuse de ce groupe (Marrons de Jamaïque). Ce sont des candidats probables pour une référence phénotypique comparative.

Taïnos
même région (Caraïbes)

Afro-Antiguais-et-Barbudiens
même région (Caraïbes)

Antiguais métis
même région (Caraïbes)

Antiguais hispaniques
même région (Caraïbes)

Antiguais blancs
même région (Caraïbes)

Antiguais afro-caribéens
même région (Caraïbes)

Caribéens d'origine syro-libanaise
même région (Caraïbes)

Indo-Caribéens immigrés
même région (Caraïbes)
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Questions fréquentes : Marrons de Jamaïque
Quelle langue parle ce groupe (Marrons de Jamaïque) ?
Marrons de Jamaïque : langue principalement parlée : Patois jamaïcain (créole à lexique anglais) dans la vie quotidienne ; kromanti, registre cérémoniel à vocabulaire d'origine akan (Niger-Congo, Kwa), dans les rituels.
Quelle religion pratique ce groupe (Marrons de Jamaïque) ?
Marrons de Jamaïque : religion prédominante : Majoritairement chrétiens, surtout baptistes, anglicans et Revival Zion, aux côtés d'une pratique ancestrale kromanti qui se déroule en parallèle de la vie de l'Église plutôt qu'en son sein.
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